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VAGINISME ET SEXUALITE : Puis-je avoir des rapports alors que je souffre de vaginisme ?

08/01/2025 à 9h21

Qu’en est-il?

L’influence qui pousse une femme souffrant de vaginisme à tenter une relation sexuelle complète est souvent bien présente. Un conjoint qui la rassure en promettant d’être doux, une amie qui lui raconte que tout s’est bien passé pour elle et qu’il n’y a rien à craindre, un professionnel de santé qui l’encourage à « prendre son courage à deux mains » en affirmant que tout ira bien, ou encore une montée de libido en période d’ovulation qui ravive son désir. Tous ces éléments peuvent l’amener à douter de ses capacités réelles et à croire qu’il suffirait d’un effort de volonté, de serrer un coussin entre les dents, ou de « forcer le passage » une seule fois pour que tout s’ouvre définitivement.

Cependant, ces tentatives sont non seulement inefficaces, mais elles peuvent s’avérer contre-productives. Au lieu de résoudre le problème, elles entraînent une succession de déceptions, renforcent les comportements d’évitement et aggravent la problématique. La guérison du vaginisme demande une approche adaptée, structurée et progressive, loin de toute idée de « forcer les choses ».

L’avis de nos spécialistes:

Lorsque l’on souffre de vaginisme, tenter une pénétration malgré les contractions musculaires est une démarche déconseillée. Ces contractions rendent la zone particulièrement sensible et peuvent provoquer une douleur réelle. Cette expérience douloureuse renforce les peurs et ancre davantage l’idée que la pénétration est impossible ou dangereuse.

De plus, cela place souvent le partenaire dans une situation inconfortable. Non seulement il peut se sentir coupable de la douleur causée à sa partenaire, mais il risque aussi de subir un rejet physique, vécu comme une réaction violente et difficile à assumer. La répétition de cette expérience conduit à l’évitement et au renforcement des craintes. Ce cercle vicieux peut affecter la relation de couple, rendant l’intimité encore plus compliquée.

 

 

Cela veut-il dire: aucune relation sexuelle?

 

Souffrir de vaginisme ne signifie pas renoncer à toute forme de vie intime. En attendant une amélioration grâce à un traitement adapté, il est tout à fait possible de cultiver une relation basée sur des jeux amoureux, des gestes tendres et des explorations intimes sans pénétration. Cela peut même être vu comme une opportunité : celle de découvrir les sensibilités et les plaisirs de chacun, de renforcer la complicité et la communication, avant de réintroduire la pénétration dans la relation.

Il est également essentiel de considérer et satisfaire les besoins  charnels de chaque partenaire. L’homme continue de ressentir des besoins sexuels, notamment liés à l’excitation et à l’éjaculation. Et la femme quant à elle, n’est pas entravée dans son désir, son plaisir, ni même sa capacité à atteindre l’orgasme. Respecter ces besoins mutuels et s’efforcer de les satisfaire contribue non seulement au bien-être individuel, mais aussi à l’harmonie du couple.

Enfin, notons qu’il est essentiel de respecter ses propres limites et celles de sa partenaire. Le degré de confort varie d’une femme à l’autre. Pour certaines, le simple fait de s’approcher de la vulve peut être insupportable, tandis que d’autres tolèrent un contact externe avec la vulve mais refusent toute pénétration. 

La vie sexuelle d’un couple éprouvé par le vaginisme n’a pas pour autant de raison d’être monotone. Loin de là, elle peut être  agréable, riche et même excitante, à condition de faire preuve de compréhension, de patience et de créativité.

  

Quand pourrai-je entreprendre une relation sexuelle complète?

 

Entreprendre, suivre et mener à terme une démarche de soin adaptée pour surmonter le vaginisme est une étape essentielle avant d’envisager toute tentative de pénétration. Le vaginisme n’est pas une simple peur passagère ou une difficulté à surmonter par un effort de volonté. Il s’agit d’un trouble sexuel réel, mêlant des aspects physiques et psychologiques, et qui nécessite un traitement adapté.

Un accompagnement structuré, intégrant des techniques de rééducation périnéale, un travail sur les croyances limitantes et des méthodes de relaxation, permet à la femme de rétablir un lien positif avec son corps. À travers cette démarche, elle apprend à apprivoiser les sensations, à se reconnecter à son anatomie et à déprogrammer les réflexes de contraction musculaire liés à la pénétration et à accueillir un élément externe dans son vagin.

Une fois le traitement terminé, la femme sera en mesure d’accueillir la pénétration sans crainte ni douleur, dans un état de confiance et de sérénité. La porte d’une intimité complète s’ouvre, les partenaires peuvent renforcer leur complicité, découvrir de nouvelles dimensions de leur lien affectif et vivre pleinement leur sexualité.